FILIERES ENERGETIQUES; CASSONS LES CROYANCES

LES FILIERES ENERGETIQUES; CASSONS LES CROYANCES !

Ce premier article de la série « profilage physiologique » rappelle les bases du fonctionnement des filières énergétiques, les mythes qui y sont associés ainsi que les dernières avancées scientifiques sur le domaine qui sont à l’origine de la méthode du profilage physiologique. 

Termes barbares et absence de consensus règnent en maître dans les sciences du sport et de la performance. Prenons une exemple ! Il existe pléthores de méthodes pour déterminer le seuil 2, et plus d’une dizaine de termes pour le nommer ( SV2, seuil anaérobie, seuil critique… ).

 Aussi, la méthode dont nous allons parler aujourd’hui est UNE méthode parmi d’autres. Ce n’est pas la vérité absolu,  simplement une méthode que nous jugeons intéressante et que nous avons décidé d’adopter dans nos coaching en endurance. Cet article s’adresse donc aux curieux ayant soif d’acquérir des connaissances de base en physiologie de l’entrainement, et est obligatoirement à lire pour les athlètes de la Team Versatility Trainers (Et oui c’est toujours plus motivant de comprendre ce que le coach nous fait subir !). 

Le profilage physiologique peut être utilisé par un entraineur ou un préparateurs physique ayant à charge de cartographier les points physiologiques forts et faibles de l’athlètes. Il repose sur un constat simple : les filières énergétiques sont cycliques, se rechargeant tel une voiture hybride et ont toutes leur importance, du sprinteur au triathlète Ironman.

La première croyance empirique fortement ancrée dans le monde des sports d’endurance, est que « le sprint ça ne sert à rien sur un marathon sauf à l’arrivée ». Rappelons-le, le sprint repose principalement sur la filière Anaérobie alactique. Selon ces belles paroles il suffirait donc de courir au seuil aérobie (allure marathon ) afin…de progresser sur marathon. La filière AAL serait donc inutile à travailler.

D’autres mythes ont la vie dur, comme par exemple la célèbre croyance comme quoi nous commencerions à utiliser la filière aérobie (et donc à brûler des graisses etc gnagnagna) au bout de 30min de footing. Bref, ces différentes propos d’outre temps reposent sur la croyance selon laquelle chaque filière énergétique intervienne l’une après l’autre, et non de façon simultanée. Ainsi lorsque nous avons épuisé nos stocks de créatine phosphates ( AAL), la filière AL se met en marche, utilisant notre glycogène, puis 1H plus tard seulement, après une bonne hypo logiquement, les lipides sont enfin mobilisés via la filière aérobie. 

Ce mythe repose sur un graphique réalisé par Howald en 1974. Cette fameuse courbe est souvent enseignée sur les bancs de l’université, en STAPS. Malheureusement elle transmet une image biaisée des filières énergétiques.

Comme vous pouvez le voir, sur le graphique, la filière AAL s’interrompt au terme de 10 » d’efforts, puis la filière AL s’épuise au bout de 1H… laissant penser que seul la filière Aérobie maintienne l’effort.   Les filières énergétiques interviennent de façon simultanés et par recyclage, et non l’une après l’autre comme le laisse à penser cette courbe.

De nombreux auteurs ont en effet mis à jour le concept avancé par Howald. Une physiologiste française, Véronique Billat a ainsi démontré qu’au cours d’un marathon, la vitesse émet des micro variations afin de permettre le recyclage des filières énergétiques. Ainsi à chaque micro-décélération les stocks de phosphocréatine se régénèrent et se déchargent lors d’accélération ( supérieur à 0,5 ms/m2). Nous sommes donc loin ici de la courbe d’Howald laissant croire que la filière AAL était déjà épuisée depuis les 10 premières secondes du marathon.

Dans les prochains articles nous étudierons  en quoi le profilage physiologique consiste-t’il, et comment mettre en place des phases de testing terrains simples afin de déterminer les points forts et faibles de l’athlète.  

BIBLIOGRAPHIE

"Si le sujet te passionne, je te conseille cet ouvrage du professeur Billat. Fastidieux à lire mais extrêmement complet il ouvre un nouveau regard sur la physiologie de l'entrainement." 

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